Les mentalités évoluent. Saluons ceux qui y contribuent ! La gènese de #JamaisSansElles

12489475_10153559613808801_3316321452892992911_o

Ce qui est formidable avec les réseaux, c’est qu’une campagne de mobilisation de grande ampleur peut soudain s’enclencher au bénéfice d’une cause pourtant bien connue et importante, mais qui ne suscite habituellement qu’un intérêt marginal.

À l’époque de la création du Club « Girl Power 3.0 » – il y a dix ans déjà ! –, nous attirions l’attention de notre écosystème sur l’absence totale de femmes dans les tables rondes ou autres événements liés au numérique, et notre principal moyen de le faire étaient les réseaux. Peu à peu, ce déséquilibre criant s’est légèrement atténué. Aussi parce que des hommes ont commencé à saisir l’importance de la mixité.

D’ailleurs, il y a deux ans, nous avons organisé pour la première fois une grande soirée mixte intitulée « Girl Power 3.0 et Boy Power » qui a réuni à l’Hôtel Lutetia une centaine de participants, avec autant de personnalités féminines que masculines.

Mais à notre grande surprise, nous avons observé que la conférence numérique franco-allemande qui se tenait à l’Elysée le 27 octobre dernier (en présence de François Hollande et d’Angela Merkel) était à nouveau 100 % masculine ! C’était comme un retour en arrière.

Le débat qui s’ensuivit sur les réseaux sociaux fut vif. Axelle Lemaire et Benoît Thieulin ont réagi à nos tweets, et à cette occasion, Guy Mamou-Mani a pris position en s’engageant à refuser toute participation aux tables rondes sans femmes, ce qui est aussi le cas de Henri Verdier et de Gilles Babinet (tous membres d’un autre club, celui des Gentlemen. Est-ce un hasard si tous trois font d’ailleurs partie d’un club jumelé à Girl Power 3.0 dont Tatiana F-Salomon est également co-fondatrice) ?.

Le véritable levier pour agir pour plus de mixité (sans oublier la diversité) s’actionne dès que les hommes s’impliquent à nos cotés.

Ils le font quand l’absence de certaines femmes de talents les gênent tout autant que nous.

Depuis quelques temps, et dans divers domaines qui se féminisent, des hommes en ont pris conscience. Les débats sur les réseaux sociaux sont un puissant moyen pour faire bouger les lignes. Aujourd’hui, c’est dans le monde de la BD qu’on le voit, avec la toute récente polémique autour du Festival d’Angoulème accusé de sexisme après une sélection 100 % masculine. Plusieurs nommés ont fait part de leur désapprobation et ont annoncé refuser d’y participer. Sous leur pression, les organisateurs ont alors changé la sélection pour y intégrer des dessinatrices

Les mentalités évoluent. Saluons ceux qui y contribuent !

Deux initiatives ont suivi :
« A partir de maintenant je vérifierai les participants aux tables rondes et refuserai toute participation s’il n’y a pas de femmes » par Guy Mamou-Mani.

#JamaisSansElles : les acteurs du numérique s’engagent (appel du club des #Gentlemen lancé dans Le Point), liste actualisée ici.

Share on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Share on LinkedIn0Buffer this pageEmail this to someone

2 commentaires sur “Les mentalités évoluent. Saluons ceux qui y contribuent ! La gènese de #JamaisSansElles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *